ÉTUDES DE FLEURS

Année : 1720

 

P.1286

Huile sur toile
H. 73 ; L. 59.
Dijon, musée des Beaux-arts. Inv. J. 1720.

Signé et daté en bas à droite : « Hyacinthe Rigaud fecit 1720 ».

Historique :

Peint en 1720 ; coll. Collin de Vermont ; sa vente, 1761, n° 114/115 [« Deux toiles de 20. Etudes de fleurs par M. Rigaud »] ; Legs Joliet, 1924).

Expositions : 

1956, Brive, n°135 ; 1966, Mayence, n°34 ; 1979, Paris, n°49 ; 1997-1998, Nantes-Toulouse, n°93 ; 2004, Biella, n°119.

Bibliographie :

Quarré et Geiger, 1968, n° 317 ; Coquery, 1997, n° 93, p. 144, p. 245 [James] ; Perreau, 2004, p. 114 ; Boccacio et Mignotte, 2008, p. 43-47 ; Perreau, 2013, cat. P.1286, p. 260 ; James-Sazarin, 2016, II, cat. E.8, p. 641.

Quoique Rigaud ait été secondé dans son atelier par de grands spécialistes des fleurs, tels Pierre-Nicolas Huilliot (1674-1751), Jean-Baptiste Blain de Fontenay (1653-1715) ou Antoine Monnoyer (1670-1747) à qui il confiait le soin de sublimer ses portraits féminins, le maître savait lui aussi se faire peintre de la nature. L'étude du musée de Dijon est l'un de ces témoins précieux. Le catalogue de la vente de la collection d'Hyacinthe Collin de Vermont, filleul et héritier en partie de Rigaud, contenait « deux toiles de vingt. Etudes de fleurs » (n°106-116) dont peut-être celle-ci. Sur un fond rouge se détache différentes variétés aisément reconnaissables : Coquelicots, cytise aubour, bleuets des champs, fleurs de grenadier, chou cultivé, violettes tricolores (pensée), polémonies bleues ou valériane grecque, grandes camomilles, muguets de mai, oranger doux, jasmin officinal, Narcisse, renoncule d’Asie, roses d’York ou pied d’alouette élevé. Une autre étude conservée au musée Fabre de Montpellier, sorte de répertoire de mains et de détails, présente quelques fleurs assez similaires. 

Localisation de l´œuvre :

Dijon, musée des Beaux-arts, France

Autoportrait de Hyacinthe Rigaud. Coll. musée d’art Hyacinthe Rigaud / Ville de Perpignan © Pascale Marchesan / Service photo ville de Perpignan