IMPERIALE Le marquis

Catégorie: Portraits
Année : 1699

 

*PC.609

Huile sur toile
Dimensions inconnues [buste]
Localisation actuelle inconnue

Historique :

Paiement inscrit aux livres de comptes en 1699 pour 140 livres (ms. 624,  f° 16 : « M[onsieu]r le marquis Imperiali »).

Bibliographie :

Roman, 1919, p. 70, 76 ; Sanguinetti, 2000, p. 24 [f] ; Sanguineti, 2001, p. 41-42 [f] ; James-Sarazin, 2003/3, p. 207 [f] ; Sanguineti, 2011, p. 32, 33 [f] ; Perreau, 2013, cat. PC.609, p. 145-146 ; Sangunetti, 2015, p. 22-23.

Copies et travaux :

  • 1699 : Leprieur reçoit 4 livres pour « l’habit de M[onsieu]r le marquis Impérial » (ms. 625, f° 6 v°).

Plusieurs hypothèses ont vu le jour pour identifier la mention d'un portrait du marquis Imperiale en cette année 1699. Si Roman y voyait Francesco Maria I Imperiale (1629-1712), doge de Gêne qui vint à Versailles en 1685 pour présenter sa soumission à Louis XIV lors d’une fameuse ambassade (immortalisée par un tableau de Claude Guy Hallé en 1715), le personnage semblait quelque peu âgé et probablement peu enclin à solliciter un peintre français. Dans un article pionnier sur les modèles Génois de Rigaud, le professeur Daniele Sanguinetti avait émis la possibilité d'un portrait de Francesco Maria II Imperiale (1654-1736), sénateur de la République de Gènes en 1697 et doge de 1711 à 1713. Il faisait cependant correspondre ce modèle avec un portrait de militaire dont une photo est conservée aux Archivio fotografico del Servizio Beni Culturali del Comine di Genova (n° 7984). Dans un article postérieur à Sanguinetti dont elle reprenait la substance, James Sarazin a repris à son compte la proposition du chercheur italien mais se trompait en la faisant correspondre à un tableau qui est en réalité une copie du portrait de Stefano Gentile [PC.1030-1].

Si le vocabulaire du tableau proposé par Sanguinetti semble appartenir à celui de Rigaud, la jeunesse du modèle concorde mal avec les 45 ans de Francesco Maria II, même s'il partage avec ce dernier d'indéniables caractéristiques faciales que l'on voit sur un portrait en pied du doge, peint par le Mulinaretto (Palazzo Rosso de Gênes) : sourcils épais, arcades sourcillières basses, lèvres pulpeuses. 

En redonnant un nouveau numéro de catalogue au tableau ovale des archives de Gènes, nous avions proposé d'identifier la mention des comptes de Rigaud en 1699 comme Giuseppe Imperiale (1687-1759). Malgré sa jeunesse, il aurait en effet tout autant que Giulio Imperiale (1680-1738), pu prétendre à un portrait par Rigaud lors d'un Grand Tour Européen.

 

Poser une question à propos de cette oeuvre
Autoportrait de Hyacinthe Rigaud. Coll. musée d’art Hyacinthe Rigaud / Ville de Perpignan © Pascale Marchesan / Service photo ville de Perpignan