CHRIST EXPIRANT

Catégorie: Peinture d'histoire
Année : 1695

 

P.444

Huile sur toile.
H. 97 ; L. 65.
Perpignan, musée Hyacinthe Rigaud. Inv. 893-2-1.

Historique :

Peint vers 1695 ; ancienne coll. Izern à Perpignan ; achat en 1893 par la Direction à M. Sangles, encadreur à Perpignan.

Bibliographie :

Colomer, 1973, p. 106-107 ; Mérot, 1994, p. 285 ; Perreau, 2004, p. 50 ; James-Sarazin, 2009/1, p. 178 (cit.) ; James-Sarazin, 2009/2, p. 53-54, 84 ; Perreau, 2013, cat. P.444, p. 119 ; James-Sarazin, 2016, cat. NP.4, p. 575.

Expositions :

Gérone, juin 1957.

Œuvres en rapport : 

  • 1. Huile sur toile, H. 59,5 ; L. 48,5. Vente Paris, espace Tajan, Tajan svv, 17 octobre 2016, lot. 23 (dans le goût d'Annibal Carrache).

Ce tableau est peut-être l’une des deux versions du « Christ expirant » que Rigaud destinait à sa réception comme peintre d’Histoire si l’on en croit le récit célèbre quoi qu’inexact de son filleul Collin de Vermont : « Monsieur Rigaud s’était destiné pour l’histoire et il y serait sans doute parvenu au plus haut degré ; il est aisé d’en juger par le progrès rapide qu’il fit dans ses études à l’Académie Royale ; il en remporta tous les prix avec beaucoup de distinction par un tableau du crucifiment, que j’ai entre les mains, sur lequel il fut reçu comme historien, quoi qu’il ne soit qu’à moitié composé ». En effet, Rigaud fut reçu sur présentation d’un Saint André [P.693].

L’atmosphère générale de la composition et de sa seconde version de 1696 [P.451] également conservée au musée Rigaud de Perpignan s’inspire directement des œuvres de Van Dyck. Rigaud a néanmoins introduit quelques différences dans les personnages aux pieds de la croix comme la Vierge pleurant son fils crucifié. 

La version récemment passée en vente Tajan, en taille réelle, témoigne selon nous des premières idées fixées par l'artiste pour son Christ expirant. La toile semble effectivement avoir été recoupée par la suite, probablement pour n'en garder que la surface la plus aboutie. On reconnaît bien dans la texture de la surface peinte, la manière qu'a Rigaud de travailler les chairs, donnant aux carnations une incroyable profondeur. Le buste est à ce titre, extrêmement achevé, à l'exception des bras, plus rapidement brossés. Le visage, d'une grande profondeur, répond par sa vigueur aux essais de couleurs de l'artiste encore visibles dans la couronne. Par petites touches de jaune et de blanc, Rigaud anime de manière particulièrement vigoureuse son sujet, donnant ici un témoignage tout à fait sincère de son étude. 

 

Localisation de l´œuvre :

Perpignan, musée Rigaud, France

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Autoportrait de Hyacinthe Rigaud. Coll. musée d’art Hyacinthe Rigaud / Ville de Perpignan © Pascale Marchesan / Service photo ville de Perpignan