LE CAMUS Nicolas IV

Catégorie: Portraits
Année : 1701

 

*PC.729

Âge du modèle : 76 ans

Huile sur toile
Dimensions inconnues [à mi-corps]
Localisation actuelle inconnue.

Historique :

Paiement inscrit aux livres de comptes en 1701 pour 450 livres (ms. 624, f° 19 : « M[onsieu]r. Le Camus, 1er président de la cour des Aydes ») 

Bibliographie :

Hulst/3, p. 192-193 ; Portalis et Béraldi, 1880-1882, III, p. 583 (n° 10) ; Roman, 1919, p. 88, 95, 96 ; cat. exp. Francfort 1987, p. 76 ; Brême, 2000, p. 40 ; Perreau, 2004, p. 190 ; Perreau, 2013, cat. *PC.729, p. 166.

Œuvres en rapport :

  • 1. Huile sur toile d’après Rigaud, H. 135 ; L. 104. Paris, collection privée v. 1950.
  • 2. Pierre noire et rehauts de blanc sur papier bleu. H. 38,4 ; L. 29,4. Francfort, Städelsches Kunstinstitut. Inv. 1069. His. : Absent des livres de comptes ; Anc. coll. Johann Friedrich Städel ; catalogué comme portrait du chancelier Pontchartrain en 1862. Bibl. : Cat. expo. Francfort 1987, p. 76, repr. p. 75 ; Brême, 2000, p. 40, repr. Exp. : 1987, Francfort, n°57, p. 76. 
  • 3a. Gravé par Simon Thomassin en 1708 avec certaines variantes par rapport au dessin de Francfort : Le Camus ne tient plus un livre mais une lettre. De plus, le gant qu’il tient sur le dessin a disparu. H. 45,5 ; L. 32. Sous la bordure de l'image à gauche : « S. THOMASSIN sculptor regis delineavit sculp. et oéré incidit 1708 ». En bas, de part et d’autre d’une composition aux armes : « OLLI PER SIMILES - AMBIT HABERE THEMIS / Nicolaus le CAMUS Eques - Regi ab omnibus consilÿs / Supremae Subsidiorum - Curiae Princeps. aetat. 83. / Hanc Effigiem aeri Incidi - Curavit filius observantissimus. » 
  • 3b. Gravé en contrepartie par Nicolas-Henri Tardieu en 1714 et 1715 (Le Camus est dit âgé de 89 ans dans la légende), ou en 1717 selon Hulst qui situe la confection du portrait en 1713 : « Nicolaus le Camus, eues, ab omnibus consiliis subsidiorum curiae princeps ». H. 37,3 ; L. 27,5.

Copies et travaux : 

  • 1702 : « [copie de] M[onsieu]r le président Le Camus pour M[onsieu]r son fils » pour 75 livres (1702). 
  • 1702 : Leprieur est rémunéré 50 livres pour avoir « habillé M[onsieu]r le président Le Camus » et 10 livres pour « Une tête du même » (ms. 625, f° 12).

L’existence des deux gravures et du dessin permet d’identifier avec certitude le modèle comme Nicolas IV Le Camus (1625-1712), seigneur de la Grange, Bligny, Wirtemberg et autres lieux, conseiller au grand conseil, grand rapporteur et procureur général de la cour des Aydes, puis premier président de cette même cour en survivance de 1676 à sa mort. En outre maître des requêtes honnoraire, il était le fils de Nicolas III Le Camus (mort en 1636), conseiller au Grand Conseil, procureur général de la cour des Aydes (1631), conseiller d’État l’année suivante, Intendant de l’armée en Italie et en Languedoc. Sa mère, Marguerite de La Barre (morte le 3 septembre 1661), s’était remariée à Jacques Le Tellier, seigneur de La Chapelle et Intendant des finances.

Nicolas IV avait épousé, Marie-Geneviève Larcher (morte en février 1686), fille de Michel Larcher, président en la chambre des comptes, avec laquelle il eut six enfants dont plusieurs fréquentèrent l'atelier de Rigaud : François Le Camus, marquis de Bligni, maréchal des camps et armées du roi et Léon-Étienne Le Camus, seigneur de La Grange, mort intendant à Pau. Notons que le beau-frère de Nicolas IV se trouvait être Michel III Larcher, peint par Rigaud en 1710.

La posture dans laquelle Le Camus figure, à mi-corps assis dans un fauteuil et tenant d'une main un grand volume en maroquin, correspond bien aux 450 livres exigées. Stylistiquement, la posture transcrite par le dessin de Francfort et traduite avec plus ou moins de fidélité par les gravures de Thomassin et plus tard de Tardieu (pour le visage) correspond à un vocabulaire utilisé par Rigaud dans ces années 1700.

Dès 1700, Le Camus avait sollicité Rigaud pour une copie réduite du portrait du Grand Dauphin, payée 24 livres tandis qu'une réplique de « M[ada]me Le Camus », avait été cédée pour 500 livres. Comme l’indiquent les copies de 1702, le fils de Nicolas IV, Nicolas VI (également modèle de Rigaud en 1714 pour 500 livres), fit exécuter une réplique du portrait de son père qu’habilla Adrien Leprieur. 


 

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Autoportrait de Hyacinthe Rigaud. Coll. musée d’art Hyacinthe Rigaud / Ville de Perpignan © Pascale Marchesan / Service photo ville de Perpignan