LEFEVRE DE CAUMARTIN Louis Urbain

Catégorie: Portraits
Année : 1693

 

*P.326

Âge du modèle : 41 ans

Huile sur toile
Dimensions inconnues [à mi-corps]
Localisation actuelle inconnue.

Historique :

Paiement inscrit aux livres de comptes en 1693 pour 330 livres (ms. 624, f° 8 v° : « Mons[ieu]r de Caumartin »).

Bibliographie :

Du Pradel, 1692 (1878), I, p. 219 ; Roman, 1919, p. 34, 36 ; Perreau, 2013, cat. *P.326, p. 104.

Copies et travaux :

  • 1693 : « Une [copie] de Mons[ieu]r de Caumartin » pour 183 livres et 15 sols (ms. 624, f°9).
  • 1693 : « Une [copie] du mesme en buste » pour 61 livres en 5 sols (ms. 624, f°9).

Marquis de Saint-Ange, seigneur de Caumartin, de Boissy-le-Châtel et comte de Moret, Louis-Urbain Lefevre de Caumartin (1652-1720) devint intendant des finances en 1690 ce que commémore sans doute ce vaste portrait. Il avait épousé, le 6 juin 1680 au château de Saint-Ange, lors de trois jours de fêtes mémorables, Marie-Jeanne Quentin de Richebourg, qui se fit également peindre par Rigaud en 1692 [*P.298]. « Ce mariage est assorti, en perfections : c'est justement le contraire de sottes gens, sotte besogne. Le bon esprit y paraît en tout et partout » nous avoue la marquise de Sévigné, confidente de Caumartin. Riche et aimable héritière, Madame de Richebourg faisait ainsi de son époux le cousin germain du chancelier Pontchartrain. Ce dernier le fit rapidement maître des requêtes (1682) puis commissaire aux grand Jours de Poitiers (1688). Conseiller au parlement dès le 16 février 1674. Nommé à son poste d’intendant des finances le 15 février 1690, il acheva sa carrière comme conseiller au Conseil des parties au mois d’août 1697 dont il finit doyen. Caumartin « avoit acquis dans l’administration de la justice et des finances une grande réputation d’esprit et de probité » nous livre la Gazette de France à l’occasion de son décès, survenu le 1er décembre 1720, en son château de Saint-Ange. Confident de la marquise de Sévigné, protecteur de Voltaire, l’intendant des finances avait eut comme précepteur Valentin-Esprit Fléchier, personnage influent qui lui avait sans doute ouvert les portes de l’atelier du peintre puisqu’il se fit représenter lui-même en buste dès 1690, en tant qu’évêque de Nîmes [*P.211].

Quant au présent portrait, il devait figurer l’intendant au moins jusqu’aux genoux, compte tenu des 330 livres exigées. Le marquis de Saint-Ange repassera dans l’atelier de Rigaud deux ans plus tard, commandant un simple buste de 180 livres [*P.429].

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Autoportrait de Hyacinthe Rigaud. Coll. musée d’art Hyacinthe Rigaud / Ville de Perpignan © Pascale Marchesan / Service photo ville de Perpignan