SURIREY DE SAINT REMY Pierre

Catégorie: Portraits
Année : 1695

 

*PC.409

Âge du modèle : 50 ans

Huile sur toile
Dimensions inconnues [buste]
Localisation actuelle inconnue.

Historique :

Paiement inscrit aux livres de comptes en 1695 pour 120 livres (ms. 624, f° 11 : « Mons[ieu]r. de S[ain]t Remy [rajouts :] Surirey, habillement répété »).

Bibliographie :

Hulst/2, p. 161 ; Hulst/3, p. 176 ; Roman, 1919, p. 44, 48, 49 ; Weigert, IV, 1961, n° 177, p. 44-45 ; Perreau, 2013, cat. *PC.409, p. 114.

Œuvres en rapport :

  • 1. Gravé par Gérard Édelinck en 1697 (ou 1698 selon Hulst), dans un ovale de pierre qui surmonte un cartouche, 1er état dans Bibliothèque Historique de la France du Père Lelong, en 1719 : « Pierre Surirey de Saint Remy / Commissaire provincial de l’artillerie de France / et l’un des Cent Officiers Privilégiez de ce Corps. » Le 2e état indique : « Pierre Surirey de Saint Remy, Ecuyer / Lieutenant de l’Artillerie de France ». En bas : « Hyacinthe Rigault pinx. / Édelinck Sculp. C.P.R. ». La légende de la gravure est surmontée des armoiries que Surirey a fait enregistrer à l’Armorial de 1696 (généralité de Paris) : D’azur à la fasce d’or chargée d’un tourteau de gueules, accompagnée de deux roses d’or en chef et d’un cœur de même en pointe. Correspond à la 2e édition des Mémoires de l’Artillerie. Le 3e état correspond à l’édition de 1745 du précédent ouvrage, avec modifications, consécutives à l’anoblissement de 1710 : dans la légende, Pierre Surirey de Saint Remy porte sa qualification d’écuyer ; de plus, à l’emplacement du blason primitif se voit un ensemble héraldique plus complet (mais assez maladroitement dessiné) : l’écu est posé sur un piédestal et supporté par deux animaux évocateurs de la devise (Piéta, Fedelta), un pélican et un chien ; il est timbré d’une couronne à neuf perles ornée semble-t-il d’un cimier consistant en une tête de pélican.

Copies et travaux :

  • 1695 : Leroy reçoit 2 livres pour avoir « ébauché l’habit de M[onsieu]r de saint Remy » (ms. 625, f° 3).
  • 1695 : Gaspard Rigaud reçoit 5 livres pour « la draperie de M[onsieu]r de S[ain]t Remy » (ms. 625, f° 3 v°).

Commissaire provincial de l’Artillerie de France depuis 1692, Pierre Surirey de Saint-Rémy (v. 1645-1716) était l’époux depuis 1672 de Marie-Madeleine Hénault, sœur du fermier général Jean Rémy Hénault, peint par Rigaud en 1692. La toile originale n’est pas conservée dans la descendance masculine du modèle et est absente de l’inventaire après décès de Surirey (Paris, Arch. Nat., Z 1M 37, n°4, 25 décembre 1716).

Il existe une copie médiocre, sans doute d’après Édelinck, conservée dans la famille du modèle, les Le Moine de Margon, issus d’une fille de Pierre Surirey de Saint Remy, au château de Margon (Hérault).

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Autoportrait de Hyacinthe Rigaud. Coll. musée d’art Hyacinthe Rigaud / Ville de Perpignan © Pascale Marchesan / Service photo ville de Perpignan