FLEURIAU D'ARMENONVILLE Joseph Jean-Baptiste

Catégorie: Portraits
Année : 1706

 

*PC.940

Âge du modèle : 45 ans

Huile sur toile
Dimensions inconnues [à mi-corps]
Localisation actuelle inconnue.

Historique :

Paiement inscrit aux livres de comptes en 1706 pour 400 livres (ms. 624, f° 25 : « M[onsieu]r Darmenonville, [rajout :] Joseph Jean Baptiste Fleuriau S[ei]g[neu]r d’Arménonville »).

Bibliographie : 

Roman, 1919, p. 123, 134, 135, 136, 142 ; Perreau, 2013, cat. *PC.940, p. 201 ; James-Sarazin, 2016, cat. *P.978, p. 330 (2003/2, cat. I, n°807).

Copies et travaux : 

  • 1707 : Plusieurs copies sont réalisées « Une de M[onsieu]r Darménonville p[ou]r M[onsieu]r Périchon » ; « Une de M[onsieu]r Darménonville p[ou]r M[onsieu]r Nicolle » ; « Une de M[onsieu]r Darménonville » et « une autre du même pour luy » toutes les quatre pour 75 livres. « Une [autre copie] de m[monsieu]r Darmenonville en pied p[ou]r m[adam]e sa fille » est payée 300 livres (ms. 624, f°27).
  • 1707 : Monmorency reçoit 8 livres pour avoir « habillé deux bustes de M[onsieu]r Darménonville » (ms. 625, f°22 v°).
  • 1707 : Bailleul réalise « une coppie de M[onsieu]r Darménonville en grand » contre 50 livres, en touche 12 pour avoir passé « quatre jours au bureau de M[onsieu]r Darménonville » et 10 autres pour « une teste de M[onsieu]r Darménonville » (ms. 625, f° 23).

Descriptif :

Près de 14 ans après avoir commandé à Rigaud son premier portrait, Joseph Jean-Baptiste Fleuriau, seigneur d’Armenonville (1661-1728) repousse les portes de l'atelier de l'artiste pour une composition à mi-corps qui rencontra un certain succès si l'on considère les nombreuses copies qui furent réalisées. Il est vraisemblable que le modèle ait souhaité marquer par cette œuvre son élévation récente comme Conseiller d'Etat semestre, titre conféré en 1705. Fleuriau d'Armenonville reviendra une énième fois en 1709.

Tenant compte de la présence probable d'un bureau, comme le montre le travail de Bailleul sur une copie, nous avions initialement proposé de rapprocher cette nouvelle composition d'un dessin passé en vente Christie's en 1997 et figurant un homme debout devant une table de parade sur laquelle il appuie un grand portefeuille en maroquin. La réapparition récente du dessin fait par Monmorency d'après le troisième portrait attesté du ministre, élaboré dès 1708, rejette aujourd'hui cette attribution car les deux visages dessinés à peu de distance l'un de l'autre, ne présentent pas de véritable ressemblance.

 

 

 

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Autoportrait de Hyacinthe Rigaud. Coll. musée d’art Hyacinthe Rigaud / Ville de Perpignan © Pascale Marchesan / Service photo ville de Perpignan